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ISPAHAN, IMAGE DU PARADIS

 

« Départ au lever du jour, enfin pour Ispahan! Une heure de route, dans un sinistre petit désert, aux ondulations d’argile brune, – qui sans doute est placé là pour préparer l’apparition de la ville d’émail bleu, et de sa fraîche oasis. Et puis, avec un effet de rideau qui se lève au théâtre, deux collines désolées s’écartent devant nous et se séparent; alors un éden, qui était derrière, se révèle avec lenteur. »

Pierre Loti (1900)

 

 

 

La mosquée du Vendredi, XIe-XIIe siècle.

 

Informations générales

 

Nom : Ispahan, Isfahan, Esfahân, اصفهان

 

Statut : Capitale de la province d'Ispahan

 

Population : 1'756’126 (2011)

 

Localisation Google Map / Google Earth

 

 

 

 

Place Naqsh-e Djahân, XVIIe siècle.

 

 

Histoire

                                                                                              

L’oasis d’Esfahân fut habitée depuis l’Antiquité, mais son histoire ancienne nous échappe et se réduit, pour l’instant, à des hypothèses, à des fragments de légendes et à quelques ruines. Par sa position centrale, la ville joua un rôle important dès la conquête arabe au VIIe s. Malgré des périodes troublées (notamment sous les Bouyides au Xe s.), la ville des premiers siècles de l’Islam ne cessa de grandir et de prospérer grâce à un commerce de soie et de textiles. Lorsque les Seldjoukides conquièrent l’Iran au XIe s., Tughril Ier en fait sa capitale dès les années 1050 et l’enrichit de nombreux monuments.               

Dès les années 1120, pourtant, Esfahân perdit peu à peu son influence, lorsque le sultan Sandjar déplaca le centre du pouvoir au Khorâsân. Plus ou moins préservée par les Mongols, la ville traversa des temps instables sous Tamerlan (qui y fit massacrer 70’000 personnes en 1387) et les Timourides. C’est avec les Safavides (XVIe s.) qu’elle retrouve une pleine importance à la fois politique, administrative, culturelle et commerciale. Troisième capitale des Safavides, après Tabriz et Qazvin, Esfahân est transformée dès 1598 par Shâh Abbâs Ier, qui conçoit pour la ville un plan d’urbanisme novateur qui ne sera pas entièrement exécuté. Au XVIIe s., la ville devient un centre philosophique, le foyer d’une école de peinture, une colonie dynamique d’émigrés arméniens. Selon un voyageur français du XVIIe s., Chardin, la ville comptait à cette époque 162 mosquées, 48 madrasas, 182 caravansérails et 273 hammams. Dans cette oasis de palais et de jardins, conçue comme un reflet du paradis, les rois organisaient des fêtes qui pouvaient durer plusieurs semaines.

La fin des Safavides entraîne le déclin immédiat de la ville, qui est assiégée par les Afghans (1722), reprise par Nâder Shâh (1729), décimée par des famines et des épidémies, pillée par des brigands. Dépeuplée et délabrée, elle se redressa à la fin du XVIIIe s. Même si elle demeura un important centre commercial, elle avait perdu sa place politique et culturelle au profit de Shirâz (sous les Zands) puis de Tehrân (sous les Qâdjârs).

 

 

 

Eglise Vank, 1658-62.

 

 

Principaux monuments

 

Place Royale ou de l'Imam, ou place Naqsh-e Djahân, avec la mosquée Royale ou de l'Imam, le palais Ali Qâpu, la mosquée Lotfollâh, l'entrée du bazar ; la mosquée du Vendredi ; les palais Chehel Sotun et Hasht Behesht ;  la madrasa Chahâr Bâgh ou de la Mère du Shâh ; le quartier arménien ; les ponts historiques.

 

Sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco : la place Royale ou de l'Imam (1979) et la mosquée du Vendredi (2012)

 

 

 

 

Palais Chehel Sotun, XVIIe siècle.

 

 

Visite

 

Deux jours suffisent pour voir les principaux monuments, trois jours permettent de visiter d'autres sites en ville (mausolées, minarets, maisons traditionnelles, "temple du feu", etc.), quatre ou cinq jours permettent de faire des excursions aux alentours de la ville (Pir Bakrân, Oshtordjân, minarets seldjoukides).   

                                                                               

 

 

Pont Si-o Seh Pol, 1602-07.

 

 

Documentation

 

Sites Internet Encyclopaedia Iranica / Isfahan Tourism / Wikipédia  / Wikitravel

 

BEHESHTI Oksana, Travel guide to Esfahân, Kâshân and more, Tehrân, Rowzaneh, 2005.

 

BLUNT Wilfrid, Ispahan : perle de la Perse, traduit de l'anglais par Robert Latour, Paris, Albin Michel, 1967.

 

DIBA Darab / REVAULT Philippe / SANTELLI Serge (direction), Maisons d’Ispahan, Paris, Maisonneuve et Larose, 2002.

 

RICHARD Francis, Le siècle d’Ispahan, Paris, Gallimard, 2007.

 

STIERLIN Henri, Ispahan. Image du paradis, Genève, Editions SIGMA, 1976.

 

 

 

 

L'hôtel Abbâsi (un ancien caravansérail transformé en hôtel) et le dôme de la madrasa Chahâr Bâgh, du début du XVIIIe siècle.

 

 

Récits de voyages à Ispahan (par ordre chronologique) 

 

Jean-Baptiste Tavernier, Les six voyages de Jean-Baptiste Tavernier,... : qu'il a fait en Turquie, en Perse, et aux Indes, 1676 – Edition en ligne (Gallica)

 

Jean Chardin, Voyages de Monsieur le chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l'Orient, 1711 - Edition en ligne (Google)

 

Voyage en Perse de MM. Eugène Flandin, peintre, et Pascal Coste, 1851 - Edition en ligne (Gallica)

 

Jane Dieulafoy,La Perse, la Chaldée, la Susiane, 1887 - Edition en ligne (Gallica)

 

Pierre Loti, Vers Ispahan, 1904 – Edition en ligne (Gallica)

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