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TEHERAN, CAPITALE DE L'IRAN MODERNE

 

Capitale depuis 1786, Tehrân est toujours un centre politique, administratif, international, culturel. C’est à Tehrân que l’on trouve les équipements les plus modernes, la pensée la plus occidentalisée, la culture publique la plus importante et la plus variée. Ville sans mémoire ni traditions pour certains, Tehrân n’est pas un miroir du pays, mais sa complexité révèle les contradictions d’un Iran tiraillé entre la modernité, le nationalisme, la tradition, l’Islam chiite et l’Occident. Pour les touristes, cette ville au trafic infernal et polluée est surtout une ville de passage : pourtant, elle offre quelques monuments remarquables, d’excellents musées, une offre culturelle extrêmement riche, et, cachés dans le tissu urbain, d’innombrables trésors architecturaux.

 

 

 

Palais du Golestân, XIXe siècle.

 

 

Informations générales

 

Nom : Téhéran, Tehrân, ﺗﻬﺮﺍﻦ   

 

Statut : Capitale de la province de Téhéran et capitale de l’Iran

 

Population : 12'183'391 (2011)

 

Localisation Google Map / Google Earth

 

 

 

 

Tour Azadi, 1971.

 

 

Histoire

 

Aujourd’hui métropole et capitale de l’Iran moderne, Tehrân est mentionnée pour la première fois au Xe s. Ce qui était alors un gros village était connu pour ses habitations souterraines, ses riches jardins, son climat agréable et ses eaux claires. Adossé aux montagnes de l’Alborz, alimenté par des qanâts, il était situé près de Rey, une capitale seldjoukide détruite par les Mongols en 1220, et dont les ruines sont aujourd’hui sous la banlieue sud de la Tehrân moderne. Rey dévasté, nombre de ses habitants se réfugièrent à Tehrân, qui devint progressivement la plus grande localité de la région. Tehrân prend son essor au XVIe s., en devenant un lieu de villégiature des rois. En 1554, Shâh Tahmasp Ier ordonne la construction d’une citadelle, d’un rempart, d’un bazar. La ville souffrit de l’invasion afghane (1725-28), puis fut rénovée par Karim Khân Zand (1760), avant que le premier roi qâdjâr, Aqâ Muhammad Khân, ne la choisisse pour capitale et ne s’y fasse couronner. Au XIXe s., Tehrân se présentait comme une cité où les coupoles et les minarets polychromes des mosquées émergeaient des jardins. A partir de 1930, une nouvelle ville prend forme: les anciennes portes et les murailles sont détruites, des avenues percées, et la Tehrân de jadis disparaît rapidement. Des immeubles administratifs, des hôtels et des restaurants à l’occidentale sont construits. La population croît rapidement: de 200’000 habitants en 1900, la ville passe à 2’719'000 en 1966, puis à 6’475’000 en 1991. Depuis les années 1970, la création d’une vaste banlieue (le «Grand Tehrân») a contribué à faire exploser la population. Au début du XXIe s., Tehrân et sa banlieue abriteraient entre 12’000’000 et 15’000’000 de personnes.  

 

 

 

 

Bordj-e Milâd, 2008.

 

 

Principaux monuments

 

Palais du Golestân ; Grand Bazar ; Musées Irân Bastân ou Musée archéologique ou Musée National ; Musée Rezâ Abbâsi ; Musée du Tapis (Gandjineh-ye farsh-e Irân) ; Musée d’Art Contemporain (Gandjineh-ye honarhâ-ye mo’âser) ; Musée du Verre et de la Céramique (Abgineh) ; Musée National des Joyaux (Gandjineh-ye djavâherat-e melli) ; Musées et palais de Sa’d Abâd ; Palais Niâvarân.

 

Sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco : Palais du Golestan (2013)

 

 

 

Musée Irân Bâstân ou Musée National.

 

 

Visite

 

Un jour suffit pour visiter des sites essentiels (palais du Golestân, Musée National, Grand Bazar), deux à trois jours permettent d’inclure d’autres musées et les palais des Pahlavi. Un jour supplémentaire peut être consacré à visiter Rey et Varâmin, au sud de Téhéran, riches de plusieurs monuments aussi intéressants que méconnus.  

 

 

 

 

Bâgh-e Ferdows : une maison du XIXe siècle transformée en Musée du Cinéma.

 

 

Documentation

 

Sites Internet Wikipédia / Wikitravel 

 

ADLE Chahryar et HOURCADE Bernard, Tehrân, capitale bicentenaire, Téhéran, Institut Français de Recherche en Iran, 1992.

 

PAKRAVAN Emineh, Téhéran de jadis, Genève, Nagel, 1971.

 

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