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MASHHAD, LA VILLE SAINTE

 

« J’avais appris à regarder depuis longtemps avec méfiance l’apparence extérieure des villes orientales, si peu en accord avec leurs intérieurs, mais je ne pus m’empêcher d’être frappé d’admiration lorsque je jetai un premier regard sur Meshed. À l’exception d’Istanbul, vue depuis le Bosphore, rien de ce que j’avais vu en Orient ne pouvait se comparer en beauté avec cela, et je pus aisément me rendre compte de l’effet produit sur l’imagination des pèlerins, lorsqu’aux yeux pieux de ceux qui avaient peiné, sans doute des mois durant, sur de longues routes poussiéreuses, la cité sainte se révélait dans sa gloire. »

Edmond O’Donovan (XIXe siècle)

 

 

 

Le mausolée de l'Imam Reza, XVe-XVIIe siècle.

 

 

Informations générales

 

Nom : Mashhad, Meched, مشهد  

 

Statut : Capitale de la province de Khorâsân razavi

 

Population : 2'772'287  (2011)

 

Localisation Google Map  / Google Earth

 

 

 

 

Mosquée Gowhar Shad, dans le mausolée de l'Imam Reza, XVe siècle (photographie : Astan-e Qods-e Razavi).

 

 

Histoire

 

Première ville sainte du pays, l’histoire de Mashhad commence en 809, lorsque la localité de Nuqân vit mourir Harun al-Rashid, le fameux calife abbasside qui menait alors une campagne contre le Khorâsân. Dix ans plus tard, en 818, Ali al-Rezâ, le VIIIe Imam des chiites, mourut et fut inhumé dans la même ville que l’on appela peu à peu «Mashhad» (la «tombe du martyr»). Le sanctuaire attira des pèlerins de plus en plus nombreux et accueillit une vie intellectuelle et religieuse intense. Au cours des siècles, la ville dut faire face à des violences qui n’épargnèrent pas toujours les lieux sacrés: la tribu des Ghuzz en 1161, les Mongols en 1296, puis les Ouzbeks au XVIe s., pillèrent la ville et massacrèrent sa population. Dès le XVIe s., Mashhad devient le centre le plus important de la foi chiite imposée par les Safavides. Au XVIIIe s., Nâder Shâh en fit pour un temps sa capitale, de 1727 à 1735. Reliée à Tehrân par des bus, le train et l’avion, elle est aujourd’hui la deuxième plus grande ville du pays. Le pèlerinage attire annuellement 15 à 20 millions de personnes, principalement d’Iran, mais aussi des pays arabes ou du Pakistan. Le sanctuaire est géré par une fondation privée remontant au XVIe s., l’Astân-e Qods-e Razavi (le Saint Mausolée de l’Imam Rezâ). Elle détient des usines, des hôpitaux, des bibliothèques et des propriétés foncières et immobilières à Mashhad et dans toute la province du Khorâsân. Sa puissance en fait un second pouvoir dans le pays.  

 

 

 

Mausolée de Khwâdjeh Rabi, 1617-22.

 

 

Principaux monuments

 

Sanctuaire de l’Imam Reza ; mausolée de Khwâdjeh Rabi ; mosquée 72 tan ; hammam-musée anthropologique ; mausolée de Gonbad-e Sabz ; mausolée-musée Nâder Shâh ; mausolée de Gonbad-e Kheshti ; musallâ ; mausolée de Ferdowsi, le mausolée dit Haruniyeh et la citadelle de Tus.  

 

 

 

 Mosquée 72 tan, XVe siècle.

 

 

Visite

 

Un jour suffit pour visiter l’essentiel des sites et faire une excursion à Tus. Le sanctuaire de l’Imam Rezâ est fermé aux non-musulmans, qui peuvent néanmoins accéder aux musées (musée central, musée des tapis, musée des Corans) situés dans le périmètre sacré.    

 

 

 

Mausolée de Ferdowsi à Tus, près de Mashhad, construit en 1934.

 

 

Documentation

 

Site Internet D'un Orient l'autre

 

BOSWORTH C. Edmund (ed.), Historic Cities of the Islamic World, Leiden / Boston, Brill, 2007, p. 332-338.

 

RINGGENBERG Patrick, Le sanctuaire de l’Imam Rezâ à Mashhad, Téhéran / Londres, Candle & Fog, 2015.

 

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L'Iran antique, avec Mansour Amini
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