contactez-nous

L'Iran, terre d'histoire et de beauté

 

 

Iran, le pays de la Paix                                                       

 

L’Iran est le cœur du monde, écrivait le poète Nezâmi au XIIe siècle. A la croisée de l’Orient et de l’Occident, il fut une terre de migrations et de rencontres. Grand comme trois fois la France, il est un trésor d’humanités, de paysages et de cultures. Ses ressources en pétrole et en gaz ont fait sa réputation internationale, mais l’Iran a bien d’autres richesses. Des forêts du nord, près de la Caspienne, au désert du Lut, l’un des plus inhospitaliers du monde, en passant par les oasis du Plateau et les majestueuses chaînes montagneuses de l’ouest, la diversité de la nature, de la faune et de la flore, est la première gloire du pays. Dans cette nature multiple, tantôt aride tantôt édénique, souvent grandiose, une multitude de peuples s’est installée et a prospéré : Perses, Lors, Turcs, Bakhtyaris, Arabes, Kurdes ou Baloutches forment une mosaïque d’humanités et de cultures, dont l’Iran d’aujourd’hui est le fier héritier. Entre le monde sémitique et l’influence indo-européenne, les religions de l’Iran ont été également multiples et variées : certaines, antiques, ont disparu, mais l’Iran, depuis des siècles, fait cohabiter pacifiquement zoroastriens, musulmans, chrétiens et juifs. Pays ancien et neuf à la fois, vivant et chaleureux, l’Iran est ouvert à tous : amateurs de nature ou d’histoire, sportifs ou contemplatifs, archéologues et poètes, l’Iran peut être pour chacun un parfum d’histoire et de poésie, un jardin secret, l’émerveillement d’une découverte inépuisable. 

 

 

L’Iran, un pays plus ancien que l’Histoire 

                                             

Comme l’Anatolie et la Mésopotamie, l’Iran accueillit les premières civilisations sédentaires  de l’Histoire. Au cours du néolithique, entre 10'000 et 4500 avant J.-C., des populations, autrefois nomades, se sédentarisent progressivement : la culture de l’orge et du blé et la domestication des animaux font naître les villages agricoles, la céramique se développe, une économie rudimentaire se met en place. A la fin du IVe millénaire, des villages se transforment en villes, l’écriture (cunéiforme) apparaît, les échanges commerciaux se développent, et peu à peu les cités sont le cœur de royaumes qui tendent à agrandir leurs territoires. Dans les monts Zagros, les Elamites sont à l’origine de la première civilisation sédentaire et urbaine de l’Iran : Suse (Shush), l’une des villes qu’ils développèrent au sud-ouest de l’Iran, compte parmi les plus anciennes du monde, et la ziggurat de Choghâ Zanbil, construite au XIVe siècle avant J.-C., est aujourd’hui le temple à étages le mieux préservé et le plus impressionnant de l’Orient antique.

 

 

 

Au cours du deuxième millénaire avant notre ère, des peuples Indo-Européens – les Mèdes et les Perses – s’installèrent par vagues à l’ouest de l’Iran, apportant avec eux une culture, une religion, des langues qui allaient donner au plateau iranien son identité jusqu’à nos jours. Au VIIe siècle avant J.-C., l’un de ces peuples, les Mèdes, créa un  royaume important, qui fut absorbé un siècle plus tard par l’empire des Perses achéménides, premier empire universel de l’Histoire. Fondé par Cyrus le Grand, dont on peut toujours voir le tombeau dans l’antique cité royale de Pasargades, cet empire fut agrandi par Darius Ier, fondateur de Persépolis, et s’étendait, au plus fort de sa splendeur, de la mer Egée à l’Indus, incluant dans ses frontières plus de vingt peuples. Remarquablement administré et organisé, l’Empire achéménide fut aussi tolérant, respectant les us et coutumes et les religions de chaque peuple de l’empire, auquel le roi des rois demandait seulement une allégeance et le versement d’un tribut. 

 

 

Au IVe siècle, Alexandre le Grand, roi de Macédoine, conquiert l’Empire achéménide grâce à une stratégie habile et en profitant des faiblesses de l’Empire achéménide. Voulant promouvoir une politique qui unit l’Orient et l’Occident, il meurt avant de voir son rêve se réaliser, et ses généraux se partagent les lambeaux de son immense empire. Dès le IIIe siècle avant J.-C., les Séleucides, héritiers d’Alexandre en Iran et en Mésopotamie, affrontent les Parthes, une dynastie iranienne d’Asie centrale qui, au IIe siècle avant J.-C., réussit à  s’imposer sur l’ensemble du plateau iranien. Morcelé en plusieurs royaumes, l’Empire parthe affronte régulièrement les Romains en Mésopotamie, avec lesquels pourtant il a des échanges culturels et commerciaux : c’est sous les Parthes que naît la fameuse « Route de la Soie », reliant la Méditerranée à la Chine via l’Iran.

 

En 224, une autre dynastie iranienne, originaire du Fârs (aujourd’hui province de l’Iran moderne), prend le pouvoir : les Sassanides (224-651). Deux grands rois du IIIe siècle, Ardashir Ier et Shapur Ier, fortifient l’empire, construisent des villes et font du zoroastrisme, religion indo-européenne réformée par Zoroastre, une religion officielle de l’empire. Partout, des temples du feu, où Ahura Mazda est vénéré à travers le symbole d’une flamme perpétuelle, sont construits et le clergé zoroastrien acquiert un pouvoir considérable. Les arts s’épanouissent : architecture, textile, art du métal, mais aussi musique, danse et littérature, fleurissent à la cour et influenceront durablement le monde musulman, dès l’époque omeyyade (661-750). Les sciences, la médecine et la philosophie connurent également un développement significatif. Ennemi des Romains puis des Byzantins, l’Empire sassanide connaît une dernière période faste avec deux rois du VIe-VIIe siècle, Khosrow Anushirvan et Khosrow Parviz, devenus dans la littérature les prototypes des rois sages, justes et glorieux.    

 

 

L’affaiblissement de la royauté sassanide, une crise sociale et une religion zoroastrienne rigide expliquent en partie le succès rapide de l’islam, apporté par les armées arabo-musulmanes qui renversent les Sassanides au milieu du VIIe siècle. Progressivement, parfois lentement, les Iraniens se convertissent à l’islam et affirment, dès l’époque des califes abbassides à Bagdad (750-1258), leur présence culturelle dans tout le Moyen-Orient. En littérature et en musique, dans les arts et les sciences, en philosophie et en mystique, l’influence persane est prépondérante, et cela pendant des siècles, même si le pouvoir royal demeura le plus souvent aux mains de dynasties arabes (Omeyyades, Abbassides) ou turques (Seldjoukides). Au long des siècles, plusieurs grands noms firent la renommée de l’Iran et constituent aujourd’hui les piliers fondateurs de la culture iranienne : les mystiques Bistâmi, Hallâdj et Rumi, les médecins Râzi et Avicenne, les poètes Ferdowsi, Nezâmi, Attâr, Sa’di et Hâfez, le mathématicien Khayyâm, l’astronome Tusi, le philosophe Mollâ Sadrâ Shirâzi.   

 

 

Au XIIIe siècle, l’invasion mongole ravagea profondément le Moyen-Orient, mais au sein du pouvoir ilkhanide, les Mongols d’Iran, les lettrés persans parviennent néanmoins à préserver la culture iranienne. Dans le siècle du poète Hâfez de Shirâz, l’Iran connaît encore une période troublée avec Tamerlan, puis les héritiers de Tamerlan, les Timourides (XVe siècle), font fructifier la culture persane en Asie centrale (Samarkand) et en Afghanistan (Herat). Au XVIe siècle, l’arrivée des Safavides (1501-1722) marque le début de l’Iran moderne : ils imposent le chiisme au pays, afin de lui donner une unité spirituelle nouvelle face aux Ottomans et à l’Asie centrale sunnites. Brillant et raffiné, l’art persan – architecture, peinture, tapis, … – connaît un âge d’or sous le règne de Shâh Abbâs Ier, qui embellit Ispahan de palais, de mosquées et de jardins pour en faire une image du paradis. A la fin du XVIIIe siècle, après les règnes brefs de Nâder Shah (1736-1747) et des Zands (1750-1794), les Qâdjârs (1779- 1924) s’imposent en Iran et choisissent Téhéran comme capitale. Affaibli et divisé, l’Iran subit l’ingérence de la Russie et de la Grande Bretagne et perd plusieurs territoires en Asie centrale et dans le Caucase. Les deux souverains Pahlavi (1925-1979) réformèrent et modernisèrent le pays, mais la mainmise américaine et une occidentalisation unilatérale du pays engendrèrent une crise d’identité et firent naître des revendications d’indépendance et de liberté à l’origine de la Révolution islamique de 1979. Fondée par l’ayatollah Khomeyni, la République islamique associe un système républicain et démocratique à une gouvernance spirituelle inspirée par le chiisme. Aujourd’hui, l’Iran est un pays moderne, riche d’une histoire millénaire, à la fois ouvert au monde et attaché à ses racines spirituelles, oasis de culture et de paix au Moyen-Orient.

 

 

La nature aux sept royaumes

 

Faire du ski le matin, et de la plongée dans une eau de cristal l’après-midi ? Ce n’est pas un rêve, mais la réalité naturelle de l’Iran, si varié en climats et en paysages, que l’on découvrira plusieurs pays dans les frontières d’un seul. Au centre, le plateau iranien est constitué de deux déserts, de pierraille, parfois de sable : l’un (le Kavir) tacheté d’oasis et de lacs salés, l’autre (le Lut) d’une aridité lunaire, à peine habité. Au nord, entre la chaîne de l’Alborz et la mer Caspienne, des vallées verdoyantes et des forêts denses rappellent les paysages européens. S’épanouissant en diagonale du nord-ouest au sud, les monts Zagros, où nomadisent toujours de nombreuses tribus, sont veinés de magnifiques vallées, où s’égrènent vergers et villages de montagne. Dans le golfe Persique, dont la côte est jalonnée de vestiges antiques, l’île de Kish permet baignades et shopping, alors que celle de Qeshm attire les amoureux des beautés naturelles.

 

 

Les amateurs de randonnées et de trek seront comblés par les forêts luxuriantes, les vallées hors du monde, les déserts irréels, les lacs salés aux milles reflets et mirages. Le voyageur aimera découvrir des fleurs rares, comme les « tulipes renversées » et les lys brillants, observer des gazelles, des onagres, des cerfs, des ours, des chameaux et quelques-unes des centaines d’espèces d’oiseaux migrants ou résidents. Il aimera les mystérieuses forêts du Gilân, cachant si bien de puissantes citadelles, et qui ont protégé des traditions musicales et artisanales à la saveur particulière. Il aimera redécouvrir le miracle d’une oasis et d’un jardin au milieu d’un paysage aride et majestueux, où l’horizon marie au ciel d’azur des montagnes multicolores couronnées de neige. Il aimera regarder les étoiles, semblant si proches et lumineuses, dans le silence et la nuit du désert. Aux canoteurs, l’Iran offre ses rivières et de nombreux lacs, et aux alpinistes, d’innombrables parois et plus de soixante sommets : le Damâvand (5670 m), avec  ses neiges éternelles, mais aussi les monts Sabalân, Sahand, Denâ, Zard Kuh, Taftân, Shir Kuh, Binâlud et Alvand. Qui dit montagnes, dit grottes, et l’Iran en compte de nombreuses : certaines, comme celles d’Huto et de Kamarband dans le Mâzandarân, de Kalmakareh dans le Lorestân, de Kharbas dans l’île de Qeshm, sont également des sites archéologiques, qui ont révélé d’importantes occupations humaines. De toutes les grottes d’Iran, celle d’Ali Sadr, près de Hamedân, est la plus belle : véritable cathédrale naturelle, ses voûtes et son lac se visitent à pied et en bateau. Pour les voyageurs en quête de bien-être et de repos, de nombreuses sources thermales, à Ardabil, Râmsar ou Mahalât, permettent des séjours agréables, dans des sites aménagés pour les soins du corps et de l’âme.

 

 

L’Iran, terre de religions         

                                                      

Des Elamites à la République islamique, l’Iran fut et demeure une terre élue des religions et de la mystique. Islamisés dès le VIIe siècle, les Iraniens ont donné au monothéisme venu d’Arabie des expressions mystiques, philosophiques et artistiques parmi les plus belles et les plus profondes du monde musulman. La poésie mystique de Rumi et de Hâfez a profondément façonné la sensibilité spirituelle des Iraniens, et le chiisme a donné à l’islam iranien une spécificité culturelle et religieuse unique. La floraison de mausolées, mosquées et madrasas, qui compte de nombreux chefs-d’œuvre d’art sacré, ne doit pourtant pas masquer la présence d’autres spiritualités, antiques ou encore actuelles. La ziggurat élamite de Choghâ Zanbil, le temple mède de Haft Tapeh, le mausolée juif d’Esther à Hamedân, les temples du feu sassanides, les églises arméniennes d’Azerbaïdjan et d’Ispahan rappellent que, de l’universalisme des Achéménides au dialogue interreligieux contemporain, l’Iran fut une terre d’accueil et d’échange des religions. Remontant au second millénaire avant notre ère, la religion de Zoroastre (Zardosht en persan) est toujours vivante aujourd’hui, et dans la province de Yazd, plusieurs temples et sites sacrés font l’objet d’un pèlerinage régulier. Les juifs, les chrétiens et les zoroastriens, qui peuvent pratiquer librement leur culte, sont représentés à l’Assemblée Nationale par des députés.    

 

 

 

Les arts traditionnels de l’Iran     

                                                           

De tout temps, les Iraniens ont apprécié les belles choses et ont su cultiver un don pour les arts, la poésie et la musique. Chaque Iranien est un poète dans l’âme, et la musique s’entend partout, dans les maisons et dans les salles de concert, dans les fêtes comme dans les cérémonies religieuses. Les villes d’Iran furent des foyers de création et d’innovation. La peinture persane (les « miniatures »), la calligraphie, les tapis et les textiles, les céramiques émaillées et lustrées, l’art du métal ont fait la réputation des artistes et artisans iraniens, qui ont porté loin à la ronde leur talent et leur savoir. A l’époque islamique, l’Iran fut le centre rayonnant de la culture orientale : la Samarkand de Tamerlan comme les palais moghols et le Taj Mahal doivent beaucoup à la culture persane. Les Iraniens ont su transformer des héritages, enrichir des influences et donner à leur création une signification profonde, philosophique et mystique. Aujourd’hui, les arts et les artisanats, dans leur variété et leur histoire, incarnent à merveille la diversité ethnique et culturelle de l’Iran.  

 

 

Le pays des sites et des musées                                                      

L’Iran est, au monde, l’un des pays parmi les plus riches en monuments et en sites historiques. Des villages néolithiques aux villes traditionnelles d’époque qâdjâre, ils couvrent presque 7000 ans de civilisation. Ispahan, Kâshân, Shirâz, Yazd, Kermân et tant d’autres villes sont les témoignages les plus spectaculaires de la culture iranienne, mais l’Iran entier, dans ses forêts et ses déserts, offre des trésors, au cœur des villes, aux confins des vallées ou dans la fraicheur des oasis : maisons traditionnelles serties dans le dédale des rues, forteresses antiques sur des crêtes inaccessibles, caravansérails en chapelet au long de routes séculaires, mausolées somptueux ou à la modestie touchante, palais, jardins, ponts, églises, synagogues, temples antiques, hammams, bazars, … une myriade de monuments qui, ensemble, forment un patrimoine à nul autre pareil. A Téhéran, des musées donnent à voir comment le génie iranien a su s’exprimer au long des millénaires, depuis les poteries néolithiques – dont certains motifs ornent les tapis les plus contemporains – jusqu’aux bijoux, brillant de mille feux, créés pour les souverains d’Iran. Exploré par les archéologues depuis le XIXe siècle, l’Iran a su rayonner partout dans le monde, grâce aux objets qui, de Paris à New York en passant par Saint-Pétersbourg, resplendissent dans les vitrines des grands musées mondiaux.  

 

 

 

 

L’Iran : pays de souvenirs inoubliables          

      

La beauté des paysages et du patrimoine, le sourire des Iraniens, l’éclat de la lumière et du ciel : tout cela forme un souvenir impérissable, mais l’Iran offre également mille douceurs aux sens. Chaque ville a ses pâtisseries, ses biscuits et ses spécialités. A Ispahan, on savourera des pistaches et des nougats, à Yazd des baklavas, à Qom des sohân, à Kermânshâh des kâk, à Shirâz des fâludeh, à Kermân le kolompeh, à Urumiyeh des sucreries et des bonbons. Les amateurs de pains seront ravis : certains pains sont fréquents, comme le sangâk et le barbari turc, d’autres sont propres à une région – le pain au beurre de Hamedân, le pain yukheh de Shirâz, et tant d’autres –, mais quel que soit le pain, heureux qui pourra le déguster, encore chaud, sorti d’un four traditionnel.    

 

 

Le thé                                           

                                                                                       

A la fin du XIXe siècle, le thé remplaça le café ; depuis lors, il est demeuré la boisson traditionnelle des Iraniens. Les feuilles de thé sont cultivées au nord de l’Iran, la région la plus humide et verte du pays. Servi dans des petits verres, le thé se déguste partout, dans les parcs comme dans les châikhâneh traditionnels, et chaque Iranien est heureux d’en offrir en signe d’hospitalité.

 

 

 

 

Les plantes médicinales                              

 

En raison de sa diversité climatique et géographique, la terre iranienne est riche en fleurs et plantes médicinales qui, au gré des saisons, poussent sur le plateau central ou dans les vallées des chaînes montagneuses. Depuis une haute antiquité, la médecine orientale soigne avec des plantes, et cette tradition d’herboristerie, qui s’est enrichie au cours des siècles, est toujours vivace en Iran.  

 

 

L’eau de rose                                                                                              

Depuis parfois des siècles, des villes comme Shirâz, Kâshân et Urumiyeh sont connues pour de délicieux sirops à base de plantes. L’eau de rose est sans doute le produit distillé le plus célèbre et on l’utilise en cuisine comme en parfumerie. Assister, le matin tôt, à la cueillette des pétales de roses à Kâshân, au bord du désert du Kavir, est une expérience enchanteresse.

 

 

Les fruits                                                                 

L’Iran est le paradis des fruits. Il en existe pour tous les goûts et de toutes les couleurs : palmeraies somptueuses de Kermân et de Dâmghân, grenades au cœur couleur rubis de Saveh, oranges juteuses et sucrées de Dezful, citrons de Shushtar, partout les fruits abondent et déploient des saveurs d’une intensité à la fois rare et subtile. Les fruits secs font également partie intégrante de la cuisine et de l’hospitalité iraniennes. Présentés dans une coupe au milieu de noisettes, d’amandes, de dattes et de raisins secs, les savoureuses pistaches sont, avec le safran, le produit le plus apprécié des voyageurs désirant ramener des parfums d’Iran dans leur bagage. 

           

 

 

 

L’or de l’Iran       

                                                                                        

Deux produits culinaires sont précieux entre tous en Iran : le safran et le caviar. Comparé à de l’or rouge, le safran est notamment produit dans la ville de Qâ’en, dans la province du Khorasan, à l’est de l’Iran. Il est abondamment utilisé en cuisine, à côté du curcuma, de la cannelle et d’autres épices, dont on peut savourer les parfums dans les bazars. Pour les Iraniens, le safran est une épice solaire, donnant de la joie, entourée de nombreuses traditions ; pour les voyageurs, il est un souvenir rare, qui saura leur rappeler les goûts les plus subtils et heureux de leur périple. Depuis le XIXe siècle, l’Iran est le pays du caviar. Ce mets réputé et apprécié dans le monde entier provient de l’esturgeon péché dans la mer Caspienne, la plus grande mer intérieure du globe, au nord de l’Iran. Il existe plusieurs variétés de caviar, mais la plus précieuse est le Beluga – l’or de la Caspienne.    

 

 

L’art et l’artisanat         

                    

Depuis des siècles, les œuvres d’art et d’artisanat – peinture, calligraphie, céramique, textile, … – font partie du quotidien des Iraniens, de leur culture et de leur sensibilité. Héritiers d’un patrimoine multiséculaire, les artistes et artisans iraniens ont su conserver un art d’un haut niveau de qualité, aux origines souvent très anciennes. On dénombre environ 320 types de productions artisanales, recourant à des techniques et des matériaux divers, et destinés à des usages décoratifs, domestiques, religieux ou autres. Céramiques et poteries de Meybod, de Hamedân et du Sistân, art du bois du Kurdistan et d’Azerbaïdjan, marqueterie et cuivre peint d’Ispahan sont quelques exemples d’un art qui a embelli la vie des Iraniens. Cadeaux originaux, ils sont aussi, par leur beauté et leurs motifs, les messagers d’un art de vivre, d’aimer et de penser ; ils témoignent d’une culture toujours vivante, trésor partagé des Iraniens et qui a su rayonner bien au-delà des frontières du pays.

 

 

Les tapis, art suprême de Perse  

                                                  

Depuis l’Antiquité, les tapis ont fait la renommée de l’art iranien. Produits dans des villes, des villages ou chez des populations nomades, ils offrent, en fonction de leur provenance, une extraordinaire variété de formes, de techniques, de motifs et de couleurs. Certaines villes, comme Kâshân, Tabriz, Ispahan ou Kermân, sont connues depuis des siècles pour leur production. Qu’ils soient noués ou tissés (kilims), les tapis demeurent intimement liés à la vie iranienne : meuble essentiel, lieu de vie et patrimoine, ils sont aussi des mondes de symboles, des paradis miniatures, des signes de culture et de richesse. Chaque tapis reflète les traditions, inspirations et idéaux d’une région et d’une communauté. Pour les voyageurs, le tapis persan, souvent imité mais jamais égalé, peut être le plus beau souvenir d’Iran : le tapis n’est-il pas ce jardin de soie et de laine, où le regard peut s’émerveiller chaque jour, et l’imagination rêver et voyager sans quitter sa maison ? 

 

 

 

Un héritage pour toute l’humanité      

                  

Riche de plus de 7000 ans d’histoire, l’Iran est un berceau de la civilisation. Pendant des millénaires, les hommes ont eu à cœur de construire des monuments somptueux, dont la beauté exprime le meilleur de leurs aspirations et de leurs talents. Ils représentent aujourd’hui un héritage culturel qui s’adresse à toute l’humanité. Pour assurer la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel mondial aux générations futures, l’Unesco a créé en 1972 la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ; l’Iran a adhéré à ce programme trois ans après sa création. En 1979, la cité palatiale de Persépolis près de Shirâz, la ziggurat de Choghâ Zanbil dans la province du Khuzestân et la place Naqsh-e-Djahân à Ispahan ont été inscrits au patrimoine mondial. Plus tard, de nouveaux sites y furent inscrits, parmi lesquels : le site de Takht-e-Soleimân en 2003, Pasargades et la ville historique de Bam en 2004, Soltâniyeh en 2005, Bisutun en 2006, les ensembles monastiques arméniens d’Azerbaïdjan en 2008, les moulins à eaux de Shushtar en 2009, le jardin persan en 2011, la mosquée du Vendredi d’Ispahan en 2012, le palais du Golestân à Téhéran en 2013. Deux œuvres ont également été inscrites sur la liste de l’Unesco : le Livre des Rois (Shâhnâmeh) de Ferdowsi, une épopée majestueuse toujours lue et contée, et le Vaqf Nâmeh de Rab’-e Rashidi (XIIIe siècle), l’un des plus anciens vaqf ou donation religieuse faits en Iran. L’Unesco a également inscrit au patrimoine mondial la musique traditionnelle iranienne et la fête de Nowruz, qui célèbre, le 21 mars, le Nouvel An et le début du printemps.

 

 

L’Iran, pays des rituels et des fêtes      

                                

Mosaïque de peuples, d’histoires et de religions, l’Iran offre une incroyable variété de fêtes et de rites. Chaque période de l’an est scandée par des manifestations sacrées ou profanes, parfois uniques au monde, et auxquelles on peut librement assister : la fête du Nouvel An ou Nowruz en mars, la fête zoroastrienne de Sadeh, la fête de l’eau de rose dans le village de Qamsar près de Kâshân, la cérémonie sacrée du lavage du tapis à Mashhad-e Ardehâl, les commémorations (théâtre, processions) dédiées, au mois arabe de moharam, à l’Imam Hossein, troisième Imam des chiites tués à Kerbala. Partout dans le pays, les fêtes agricoles, les fêtes de transhumance des nomades dans les provinces de Chahârmahâl et de Kohgiluiyeh, des festivals de danse et de musique constituent autant d’occasions de réjouissances et de partages. L’esprit de l’Iran se trouve dans ces fêtes, dans leurs couleurs et leur générosité, et elles laissent aux voyageurs un souvenir inoubliable.

 

 

 

 

Nowruz, la plus ancienne fête d’Iran                   

Célébrée depuis des millénaires, le Nowruz est la fête iranienne la plus célèbre. Elle fait partie à présent du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco, car sa célébration illustre la continuité et l’antiquité de la culture iranienne. Elle est célébrée à l’équinoxe de printemps, généralement le 21 mars, premier jour du mois de farvardin dans le calendrier solaire iranien : ce jour marque le début de la Nouvelle Année et le commencement du printemps. Des traditions attribuent la création de cette fête à Djamshid, roi légendaire de la Perse antique, que Ferdowsi a évoqué dans son Livre des rois. Les études historiques ont montré que le Nowruz était célébré par les Achéménides. Depuis lors, elle a été fidèlement perpétuée, jusqu’à nos jours, et elle constitue aujourd’hui un bien commun aux populations du plateau iranien et aux peuples persanophones d’Asie centrale. Au XXe siècle, on a considéré le Nowruz comme un symbole de l’identité nationale iranienne.

 

Pour fêter l’avènement de la nouvelle année, les Iraniens commencent les préparatifs une à deux semaines avant le 21 mars. Ils rangent et nettoient leur maison, lavent les tapis, achètent de nouveau vêtements, afin que l’arrivée du printemps soit également un renouveau de la vie. Ils sèment des graines de lentille ou de blé pour orner la nappe de Nowruz, sur laquelle on dispose traditionnellement sept objets symboliques commençant par la lettre « s » : c’est le Haft Sin. La veille du dernier mercredi avant la fin de l’année, les Iraniens célèbrent la fête du feu, Chahârshanbeh-suri : le soir, on s’assemble autour de feux, symboles de joie, par-dessus lesquels on aime sauter pour trouver chaleur et force. Après le 21 mars, et pendant toute la période de vacances qui suit, la tradition veut que les enfants rendent visite à leurs parents, et tous s’assoient près de la nappe pour prier ensemble. Les parents, les amis, les collègues de travail échangent des vœux de santé, de prospérité et de réussite. Les plus jeunes rendent visite aux familles les plus proches et les plus âgés offrent des cadeaux aux plus jeunes. La période de Nowruz dure treize jours ; le dernier jour, appelé Sizdeh bedar, les familles se rendent à la campagne, dans la nature, et finissent en beauté les festivités jusqu’au coucher du soleil.

 

 

Le cylindre de Cyrus le Grand      

                                

Ce cylindre en argile a été créé en 539 avant J.-C., suite à la prise de Babylone par Cyrus le Grand, fondateur de l’Empire achéménide et l’un des plus grands rois de l’histoire iranienne. Découvert à Babylone (Irak), le cylindre est aujourd’hui conservé au British Museum à Londres. Le texte du cylindre, rédigé en langue akkadienne et écrit en cunéiforme, est considéré comme l’un des premiers écrits relatifs aux droits de l’homme, car il évoque les actions d’un roi soucieux de paix et de justice. Cyrus le Grand affirme en effet dans ce texte qu’il entra pacifiquement dans Babylone : sa « vaste armée marcha sur Babylone en paix ; je ne permis à personne d’effrayer les peuples de Sumer et d’Akkad. J’ai recherché le bien-être de la ville de Babylone et de tous ses centres sacrés. Pour ce qui est des citoyens de Babylone, auxquels Nabonide avait imposé une corvée n’étant pas le souhait des dieux et ne [...] convenant guère [aux citoyens], je soulageai leur lassitude et les libérai de leur service. » Cyrus le Grand restaura partout les sanctuaires : il remit « les images des dieux, qui avaient résidé [à Babylone], à leur place et je les laissai résider en leurs demeures éternelles. Je rassemblai tous leurs habitants et leur redonnai leurs résidences. » C’est de Cyrus que les juifs captifs à Babylone reçurent la permission de retourner à Jérusalem et d’y reconstruire le Temple.

 

 

we ride in Iran
Brochure en ligne
Facebook – Twitter – Instagramm - Linkedin